L’entrepreneuriat est aussi l’avenir de la région en terme économique : la création d’emplois et de richesses dans les pays de la Méditerranée sera garantie à long terme par des nouvelles entreprises. On estime de 500,000 à 1 million le nombre d’emplois qui pourraient être créés chaque année par de nouveaux entrepreneurs en Méditerranée. Notamment dans les pays du Sud où les ambitions des meilleurs entrepreneurs sont aujourd’hui limitées par la taille de leurs marchés nationaux. (en particulier au Maroc, en Palestine, Syrie, Tunisie, Jordanie, Liban, Israël, mais aussi en Algérie, Egypte, ou Turquie) Depuis 2006 , via des ateliers de travail avec des incubateurs, business angels, et entrepreneurs dans le cadre de Medibtikar, puis lors d’une enquete auprès de plus de 300 fonds d’investissement en Méditerranée dans le cadre de l’étude MedFunds nous avons démontré qu’il existait un potentiel annuel de 300 à 500 start-ups à fort potentiel à accompagner au sud de la Méditerranée.
Face à une forte concurrence internationale, les entrepreneurs et pôles d’innovations (clusters) européens ont plus que jamais besoin de partenaires et de marchés régionaux influents pour construire, expérimenter et développer de nouvelles activités économiques. Avec leurs 400 millions d’habitants, des croissances de marché de 5 à 10% par an, et des investissements majeurs dans l’innovation, les pays partenaires de la Méditerranée constituent un atout déterminant pour la croissance et la compétitivité des entreprises européennes. MedVentures implique des start-ups européennes, et cible des segments de marchés en pleine expansion au sud, tels que les applications mobiles, les produits agroalimentaires, les projets de technologies propres ou les nouveaux services appliqués au développement urbain.
Les talents et entrepreneurs issus de la diaspora méditerranéenne et implantés en Europe sont un autre atout clé pour le développement économique de la région. Dotés d’une double culture, de réseaux et de connexions qui traversent les frontières, ils sont à même de remplir un rôle de passerelle pour le développement d’emplois entre l’Europe et la Méditerranée.
Améliorer le financement de l’entrepreneuriat
Un nombre croissant de fonds d’investissements se lancent en Méditerranée , avec le concours d’acteurs européens majeurs, tels que la Commission européenne, la Banque Européenne d’Investissement, ou des institutions bilatérales de développement financier (KFW, AFD, etc.). Cependant, seuls 2% des fonds investis sont réellement consacrés aux petites entreprises et aux nouveaux entrepreneurs. Le principal problème réside dans la déconnexion entre investisseurs et entrepreneurs, liée au coût de l’évaluation et de la gestion des risques lié à la création d’entreprises. Rapprocher entrepreneurs et investisseurs, contribuer à l’amélioration des politiques européennes de financement de la création d’entreprise en Méditerranée sont au coeur du projet. |